/// LA BASTIDE DE MONTREAL-DU-GERS

Label « Plus Beaux Villages de France »
Première bastide gersoise ! L'origine du nom vient de « Mont-Royal » (hommage à la royauté capétienne) qui devient au XIXe siècle, Montréal-du-Gers.
La commune s'étend de part et d'autres de la rivière Auzoue et marque la transition avec les Landes. Son paysage est composé de vignes et de bois. Au moyen-âge, on compte jusqu'à 26 églises, ce qui témoigne de la dispersion de la population avant la création de la bastide le 30 mars 1255, sur un ancien oppidum celtibère.
Les scientifiques ont retrouvé dans les sous-sols de Montréal d'importants gisements fossilifères. Cette commune possède le plus important gisement paléontologique de France (premiers grands mammifères ayant colonisés l'Europe, exposition au Muséum d'Histoire Naturel de Toulouse).
Fondée par le frère du roi Saint-Louis, Alphonse de Poitiers, Comte de Toulouse, la ville est construite sur un éperon rocheux respectant le quadrillage classique des bastides ; rues et carrelots, place centrale entourée de cornières.
Ballotée entre possession française et anglaise 1279 - 1445, ruinée en 1565 par le Comte Montgomery, chef des protestants lors des guerres de religion, Montréal a su préserver son patrimoine ancestral.
L'église fortifié Notre-Dame date du XIIIe siècle et remplace l'église romane primitive. Elle est bâtie sur l'affleurement calcaire et constitue une partie de l'ancienne enceinte fortifiée. Son clocher polygonal servait de tour de guet.
Témoin impressionnant du style gothique méridional, composé d'une nef, de bas côté et d'un magnifique chœur à voûtes d'ogives possédant pour l'éclairer trois verrières hautes. Curiosité, la nef centrale est plus haute que ses bas côtés et sans éclairage direct. Les deux portails possèdent voussures et colonnettes. On aperçoit de l'extérieur deux jolies baies murées ; au dessus de l'une, remarquez un alfiz (encadrement) aussi appelé mudéjar dans l'art musulman espagnol.
Nichée au bout d'une allée de chêne, l'église Genens du XIe siècle est en état de ruine avancé. Il semble d'après ses vestiges et l'épaisseur de ses murs qu'il s'agissait d'une forteresse. Un portail richement sculpté possédant un remarquable tympan de marbre fin, blanc et de fines colonnes à chapiteau de marbre fin méritent le détour pour les amateurs d'art roman.
Grâce à des bénévoles acharnés, l'association de Sauvegarde des Monuments et Sites de l'Armagnac a révélé en trente cinq ans de fouille, un véritable palais gallo-romain. Des ateliers et classes patrimoine « Initiation à l'archéologie » y sont appliqués.
Luxueuse résidence du Bas-Empire romain, la Villa de Séviac présente le plan classique de la maison des campagnes romaines, ses pièces d'habitation s'organisent autour d'une cour carrée bordée de galeries à colonnes de marbre pyrénéen.
Des mosaïques polychromes exceptionnelles couvrent 450m2 des sols de la villa.
Une deuxième cour permet d'accéder aux thermes privés, les plus vastes qui soient connus en Aquitaine. Chauffé par des hypocaustes en parfait état de conservation, cet établissement balnéaire s'étend sur plus de 500m2. Un musée en centre ville de Montréal abrite plusieurs pièces et mosaïques de la villa.

