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Label « Plus Beaux Villages de France »
Originaire du gascon ancien « Horc » (lieu planté d'arbres, bois), Fourcès devint Hourcès mais aussi Houcade ou Fourcadi.
Ce village situé dans la plaine, traversé en son centre par la rivière Auzoue, a connu de grands faits historiques de part la puissance de sa seigneurie.
A la fin du premier millénaire, la seigneurie de Fourcès est toute puissante et couvre un large territoire. Elle possède les droits militaires, judiciaires, fiscaux, vassaliques et ruraux. La demeure seigneuriale occupe alors la place centrale actuelle. Fourcès était donc bien un castelnau.
Acquis à la cause anglaise et rendu coupable de félonie par le roi de France Charles VII en 1488, le baron de Fourcès se voit contraint de démolir son château. C'est à la fin du XVe siècle que celui-ci sera reconstruit à l'entrée du village. Le pont actuel date la même époque.
Le village de forme circulaire, dû à l'emplacement d'un château au centre de celui-ci et de la rivière qui le cingle et le protège côté Est, est un monument de visite à lui seul. Place ronde avec cornières, maisons en colombage, pour la plupart, bâties sur pilotis avec grange et atelier au rez-de-chaussée et habitat à l'étage afin d'éviter les crues fréquentes, place carrée située près de l'ancien moulin, Tour de l'horloge… la promenade est incontournable.
La tour-porte de l'horloge, porte d'entrée Ouest de la cité datant du XIIIe siècle. Elle servait de beffroi. De forme quadrangulaire de 4 niveaux, la tour est munie d'une archère en croix pattée et d'un passage en voûte en berceau brisé. Un clocheton en charpente couronne le tout.
L'église Saint-Laurent se situe hors les murs. De style gothique, elle est rebâtie en 1870 mais conserve la sacristie, le chevet et le clocher d'origine. D'intéressants vitraux historiés et une voûte élevée la complètent.
Le pont d'accès au village situé près de l'église date du XVe siècle et est formé de deux arches ogivales en pierre de bel appareillage.
Le château, construit à la fin du XVe et début du XVIe siècle, est l'un des rares datant de la renaissance. De larges fenêtres à meneaux viennent éclairer les salles. Il possédait à l'origine une aile supplémentaires qui a totalement disparu. Subsistent deux ailes séparées par une belle tour ronde. Dans la tour carrée, un bel escalier de pierre dessert les étages.
L'église Sainte-Quitterie de Laspeyres, d'ouvrage pré-roman, se compose d'une nef unique d'ample dimension entourée de contreforts à base carrée. Elle dépendait du monastère de Romboeuf, ancien prieuré des Templiers rattaché ensuite à l'ordre de Cluny. Cette église, située sur un des chemins de Saint Jacques de Compostelle, a échappé à la destruction des lieux de culte secondaires ordonnée par la Révolution, probablement grâce à l'existence tout autour d'une importante communauté. Aujourd'hui, elle est l'attention d'une minutieuse restauration. Elle renferme une cuve baptismale romane en pierre, décorée de nervures se terminant par une feuille de lys.
Selon les grimoires anciens Quitterie était une fille de sang royal Wisigoth élevée dans la foi romaine à l'insu de sa famille. Elle avait promis à Dieu sa virginité.
Son père voulant la donner en mariage à un prince arien, elle refusa cette union. Pour fuir la colère de son père, elle quitta la cité de Toulouse alors capitale du royaume Wisigoth, et chercha à se mettre sous la protection de l'évêque du domaine royal. Mais son prétendant évincé la poursuivit et l'atteignit à Aire sur Adour. Persévérant dans son vœu de virginité, elle fut jugée et condamnée à mort. Elle eut la tête tranchée dans la cité Aturine. Selon la légende, une fontaine jaillit du lieu où la tête tranchée de Quitterie toucha le sol.
L'Arboretum est à l'initiative de l'association Arrabiscoula (redonner la vie).
